‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 217 sur 922 · Ilist du Lang., t. V., pr. 169, p · texte numérisé non relu

Ilist du Lang., t. V., pr. 169, p

35i LES ALBIGEOIS ET L'LNQUISITION

vie humaine, entremêlée de fêtes et de tombes. Depuis que les rois de France avaient franchi la Loire et s'avançaient à grands pas vers le Sud, les comtes de Foix, menacés par ces redoutables voisins, s'appuyaient sur l'Espagne et prenaient leurs femmes sur l'autre versant des Pyrénées. Roger- Bernard suivit en cela l'exemple de son père : la comtesse Philippa, sa mère, était d'Aragon, comme sa bisaïeule Ghimène* ; Ermessende, sa femme, était de Gastelbon : sa bru devait être aussi catalane. Le comte de Foix avait un fils et une fille : Roger et Esclarmonde. Ramon Foie, vicomte de Cardonna, avait également un fils et une fille : Ramon et Brunissende. Ces deux princes, dont les États étaient contigus, résolurent d'unir leurs enfants par un double mariage, avec une dot, égale pour les deux fiancées, de cinq mille marcs d'argent. Roger conduisit Brunissende de Gardonne à Tarascon, et Esclarmonde de Foix suivit le jeune Ramon, sonépoux, àGardonne, vicomte pastorale, féconde en troupeaux et en mines de sel. Gardonne est le même nom que Gerdagne : c'est la Gerdagne catalane, et Foie la possédait, à ce qu'il semble, du chef de son épouse Terrogia. L'Andorre unissait Gardonne et Gastelbon, et, par cette alliance, le comte de Foix enserrait l'évêque d'Urgel dans un fer à cheval d'où sortirent des guerres féodales qui dégénérèrent en querelles religieuses, et qui lui valurent, nous le verrons bientôt, rexcommunication(13mars 1231)*.

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