‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 219 sur 922 · Hist. du Lang., t.V,pr. 169. Moreri art. Dusson et Bonac · texte numérisé non relu

Hist. du Lang., t.V,pr. 169. Moreri art. Dusson et Bonac

assit son pouvoir sur les deux versants, QUérigut et Cardonne, les sources de l'Aude et celles de la Sègre. Par son propre mariage et celui de sa sœur, il occupait les deux extrémités des Corbières , ce rameau pyrénéen qui court de Querigut à Leucate, enfermant, entre la mer et les Pyrénées, la petite Espagne du RoussiUon. Cette tendance révèle la politique des comtes de Foix : avant la fin du siècle, une autre Esclarmonde régnera dans Perpignan, un autre Roger -Beraard à Bayonne. Ils occuperont toute la grande chaîne de la Méditerranée à l'Océan. Ils rêvent, entre la Dordogne et l'Èbre, un État dont le centre et le cœur inexpugnable seraient les Pyrénées. Ces vaillants princes croyaient que l'avenir était aux hautes cimes. Ils raisonnaient en hommes de guerre et d'héroïsme. Ils se trompaient dans leur fierté chevaleresque. L'avenir n'était pas aux montagnes, mais aux plaines, non pas aux élévations, mais aux abaissements, aux aplatissements de 1 àme, et

du globe.

Le comte de Foix, qui venait de se rattacher trois puissants barons, était encore le chef de cette année vague, flottante, fourmillante, innombrable, d'insurgés répandus dans toutes les forêts du Midi, Le comte de Toulouse, bien que plus timide, ne fut pas sans relations avec les troupes des faidits. Bernard de Penne, chef du camp de TAveyron, assista comme témoin à l'accord de Ramon VIT avec l'abbé de Gaillac, et l'un et l'autre acceptèrent la signature de ce rebelle qui refusait de reconnaître le traité de Paris, et qui, du haut de son rocher.

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