‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 260 sur 922 · Guilhabert de Castras · texte numérisé non relu

Guilhabert de Castras

2. Pog, pouch, pech, pey, poul, montagne; d'où pujol, monticule, et pujar, monter.

escarpement absolu n'est accessible, grâce au travail humain, que par la rampe du nord-ouest qui conduit au château, dont la masse crénelée forme comme la poterne inexpugnable et la herse colossale de la Roche, ^a plate-forme, où l'ouragan pyrénéen a semé une forêt de chênes et de hêtres, incline sa pente raboteuse au levant et au midi. C'est sous ce bocage séculaire que se cachent éparpillées les grottes, les cabanes, les ermitages, la cité des saints que gardent, aux deux extrémités, comme deux lions aux énormes dents, le donjon qui regarde Lavelanet, et la barbacane qui surveille Bélestar.Les évêques n'aperçoivent, de cette cime, que le hameau de Montségur, perdu, comme dans un abîme, au fond d'un val triangulaire. De l'ouest à l'est l'korizon est fermé par un hémicycle de montao-nes ferrugineuses couvertes de bois et percées de"^ grottes qu'habitent les anachorètes. De leur sombre et sauvage dédale s'échappe en bruissant l'Ers qui fuit vers l'orient en rongeant les berges de la forêt de Bélestar, toute ondulée en vagues rocailleuses hérissées des longues flèches des sapins aux grandes attitudes mélancoliques. Mais l'horizon, fermé au sud, s'ouvre spacieusement vers le nord, et montre à deux lieues de là, par-dessus la ligne noire de Serrelongue, les bourgs de l'Olmès occupés par les croisés ; plus loin, le château de Mirepois, séjour dû maréchal de la croisade, et plus loin encore, comme une ombre fantastique, la sombre masse du Castellar de Pamiers, résidence naguère d'un sénéchal capétien , et maintenant du magnanime comte Roger-Bernard, expulsé de

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