UVRE CINQUIÈME
de l'âge, de la renommée. Il était dans sa métropole, et ce rocher était son trône sacerdotal. Le patriarche de Montségur réunit, dans la grande salle capitulaire du château, Bernard de la Motta, évêque probablement de l'Albigeois, Bernard de Simorra du Garcassez, Benazit de Termas du Basez, Agulher du Termenez, Tento de TAgenez, et leurs collègues inconnus du Quercy, du Périgord, du Bouergue, du Menerbois, de la Gascogne et du Val d'Aran. Audessous des évêques prirent place leurs fils-majeurs, Vicoros de Bocona, Bertran d'En Marti, Bamon de Sant-Marti, Joan Gambiaïré, futurs évêques. Au-dessous encore, des fils-mineurs, des diacres, des sous-diacres, des anciens, des parfaits, et même des croyants laïques. Car ce synode de Montségur, semblable aux conciles d'Espagne des anciens temps, fut une assemblée politique autant que religieuse où se débattirent à la fois les intérêts communs et les destinées confondues de la patrie romane et de l'église albigeoise. A côté dos évêques et des diacres, siégèrent les barons et les chevaliers. D'ailleurs l'épée se mêlait avec la houlette, et le fit sacerdotal avec le ceinturon chevaleresque. Dans le^ divers degrés de la hiérarchie figuraient des Lantar, des Bélissen, des Galtelverdun, des Maïreville, des membres de toutes les grandes .races féodales et consulaires du Midi. Pierre Polha (poulh, le coq) vulgairement appelé Pépolha Garcassez, parce qu'il était natif des environs de Garcassonne, et peut-être diacre de ce diocèse, fut le notaire ou secrétaire du synode *.