Doat, XXII. Procédures inquisit
Lesecretle plus profond entoura les délibérations du synode et le temps qui couvre tout de son ombre en a irréparablement consommé le mystère. Mais de quoi pouvaient délibérer sur cette cime ces évêques et ces barons proscrits? Ils renouvelèrent sans doute la convention tacite conclue vingt-cinq ans auparavant avec Esclarmonda de Foix. Montségur fut proclamé de nouveau le sanctuaire et le capitole de la cause méridionale, le siège du sacerdoce, l'asile des faidits, le refuge des hospices, des écoles, le dépôt des armes, des archives, du trésor commun, et toutes ces chères reliques de la religion et de la patrie furent confiées aux mains fidèles de Ramon de Pérelha. Après ces grandes questions politiques et religieuses vinrent des questions secondaires d'organisation ecclésiastique. Le pays d'Olmès, d'abord aux vicomtes de Garcassonne, était passé dans les derniers temps aux comtes de Foix. Cette fluctuation de la frontière des deux comtés avait produit un léger conflit sur la limite commune des diocèses de Toulouse et du Rasez. Le débat entre Guilhabert de Castres et Bénazit des Termes fut jugé conformément à la décision du synode de Caraman (1 167). L'Ers, qui coule au pied de Montségur, forma la ligne de démarcation depuis les gouffres fatidiques jusqu'à Mirepois; c'est le grand Ers pyrénéen qui se jette dans l'Ariége ; il ne faut pas le confondre avec le petit dont la source est à Font-Ers en Lauragais: celui-ci se perd dans la Garonne, au couchant de Toulouse *.
Les évêques complétèrent ensuite le service de