UVRE CINQUIEME
Nogaret, aïeul du fameux chancelier de Philippele-Bel, fréquentait Gajan, Laurac, avec deux diaconesses, Arnaulda Trobada, et son acolyte Peyro'na *. Nogaret fut brûlé probablement à Toulouse. Pons Oliba , un des compagnons de Nogaret, était le parent d'un évêque albigeois qui émigra en Lombardie, et du fondateur de l'ordre des Spirituels de Narbonne, dégénérescence orthodoxe de l'église du Paraclet.
Pierre Petit se rencontre au Mas Saintes-Puelles ; Pellissier à Fanjaus avec Pierre de Saint-Julien; et Arnauld de Pradas, diacre très-actif, à Fanjaus, à Laurac, à Cutmer, au Mas dans le logis des Saint- Audréo. Conduit par Pons Capela, qui périt depuis dans les flammes, et accompagné de Pons del Mas et de Pons de Toulouse, il vint à Gajan-la-Selva opérer la conversion de Pierre Gausbert; ce fut vers le temps oii le vicomte Trencavel assiégea Carcassonne. Pierre et Guilhem de Quiders, diacres, résidaient au Mas. Bernard, leur frère, chevalier, était croyant; etOthon, leur frère, damoiseau, mourut dans la maison des cathares. Ava, leur aïeule, était une des plus vieilles diaconesses du Lauragais. Guilhem Ricard se retrouve à Gajan, Laurac, Vaura, dans les bois de Lagarda et de Maurens. Pierre Lebrun, ce catholique qui, tel qu'un chevalier errant, allait défier les Amis de Dieu dans leurs déserts, vint aussi attaquer dans sa cabane Guilhem Ricard, et leur dispute eut lieu, en présence de nombreux
1. Peyrona devait être du comté de Foix, et nièce de la vieille Braïda de Montservat.
témoins, dans la forêt de Bosgontron. Ricard, pris en 1243, fut brûlé avec son compagnon Pierre Garrigas. Ramon Rotger et son acolyte Ramon Bernard, patronnés par les Villeneuve, sont remarqués à Toulouse, à Gastelnaudari, à Ramevilla et dans les bois de TAveran et des Ferreters.
Pons de Toulouse prêche à Laurac, chez P. Pelhida; Ramon de Vais, auxCassers; Bernard de Vais, dans une cabane de la forêt de Puiverd; Arnauld de Vertfuelh, à Fanjaus, chez Goth, chevalier; Ramon du Verger, à Montesquieu, à Montgalhard, à Toulouse; il revenait de Lombardie. Guil- * hem Vidal de Gibel était diacre à la Besséda. Il visitait aussi Exil, le Mas, Laurac, Puybusca. A la Besséda, le vendredi saint, il prêcha sur la passion du Christ, et R..., notaire du bourg, en lut le récit dans l'Évangile Joannite.
On aura remarqué, dans les rangs les plus obscurs du diaconat cathare, les noms des plus grandes maisons chevaleresques du Midi, des seigneurs de Fanjaus, de Mirepois, de Lavaur, de Lantar, de Vertfuelh, de Villeneuve, de Toulouse. Les diaconesses appartiennent également pour la plupart aux vieilles races ronianes. Esclarmonda de Foix est, parle sang, l'âge, le génie, comme leur papesse. Les plus anciennes sont Na Rixenda du Mas, mère des Sant-Andréo ; Galharda, sa sœur, était son acolyte ; elles moururent sur le bûcher. Ava, l'aïeule des chevaliers de Quiders, eut tour à tour pour compagne (socia), Galharda, sa sœur, Guilhelmettade Camplong, femme de Ramon Fàure, et Guilhelma d'Alboarenc, et fonctionnait au Mas