Sava et Ava eau. — Escure : Vria, source, Esc. basque
2, Percin, Monum. p. 48.
de cadavres. Il ordonne au bayle de Tévêque de déterrer les os d'une hérétique nommée Tesseyre. Le bayle objecte l'irritation populaire qui, chose bizarre, a pu laisser brûler les vivants, mais qui ne permettrait pas d'exhumer les morts. Gatala, audessus de ce préjugé funéraire, se rend aussitôt, suivi de quelques prêtres, au cimetière de Saint- Étienne, situé sur la hauteur et au levant de l'évéché. Armé d'une bêche, et pour donner l'exemple, il creuse lui-même la tombe cathare. Après quelques coups, laissant achever le reste aux gens derévêque, il revient dans la cathédrale, promettant au synode le parfum d'une combustion d'ossements humains. A peine s'était-il assis, qu'il voit accourir en désordre les fossoyeurs effarés et haletants. La foule a voulu les mettre en lambeaux et les enterrer vivants dans la tombe profanée. L'inquisiteur furieux sort, et marchant à leur tête, les reconduit au cimetière envahi par le peuple tumultueux. A son aspect, une clameur menaçante s'élève comme un rugissement de la conscience humaine blessée dans son sentiment le plus sacré. « Qu'il sorte de la ville, le traître I Mais non, il n'est pas digne de vivre ! Il faut qu'il meure I Au Tarn, au Tarn 1 » Catala, saisi, renversé, foulé aux pieds, est traîné vers le fleuve ^ Le peuple l'eût jeté dans les flots, sans la clémente et généreuse entremise des consuls. L'inquisiteur rentre dans la cathédrale, s'élance vers la chaire, et là, poudreux, meurtri, horrible et superbe, fulmine l'excommunication sur Albi. On tâche de