Cron. comment, del rey en Jacmé
Le promoteur de l'expédition fut évidemment un proscrit albigeois qui vivait à la cour d'Aragon et dont l'œuvre évangélique s'entrelace comme un rameau d'olive aux lauriers dujeune Conquistador. Sa lé<^ende, fabriquée tardivement au xvii* siècle par un compilateur ignorant, est incohérente, contradictoire et fabuleuse. Nous devons la refondre complètement, et pour lui rendre une certaine vraisemblance historique, remonter jusqu'aux origines. Il y avait, non loin du Mas-Saintes-Puelles, en Lauragais, une maison appelée l'Oliva ou l'Olio C'était probablement une tour ombragée d un olivier sauvage' . Le maître, allié des Cap de Porc seigneurs du Mas, était comme eux albigeois, et membre d'un clan ibéro-roman qui tirait son nom de l'arbre symbolique dont le feuillage abrita souvent les conciliabules nocturnes des Amis de Dieu . De ce tronc antique étaient sortis les nombreux rameaux des Oliva, diacres et évêques cathares, de Joan d'Oliva chef des spirituels de Narbonne, de Bernard d'01iva,seigneur deMontolip près de Foix, qui relève de Montalion ; de Ramon de L'Olio, le célèbre chevalier et savant Mayorquin, enfin du fondateur de la Merci, Pierre Nolasco, dont le nom défiguré par les légendaires doit s'écrire : Peyré, N'Ollo Asco ou Gasco, et se traduire : Pierre, fils de don Olivier, le Basque ou l'Ibère.
Cette tribu Gasc de l'Olivier, était très-hautement apparentée dans le Midi; elle avait jeté des branches féminines dans les maisons de Penne, de