I. Rég. de l'inq. de Toul., art. Mas-Saintes-Puelles
Termes, et de Saissac. Nous pensons que dona Olivéria, mère de Bérenger de Lavelanet, était la tante de Pierre Olio de Gasc que nous appellerons désormais et tout uniment Nolasco. Quoi qu'il en soit, il avait à peine quinze ans quand il perdit son père, tué probablement dans les premiers temps de la croisade. Sa mère, une sœur des Dumas n'eut dans son veuvage d'autre consolation que son fils qui néanmoins disparaît dans le tourbillon des guerres romanes. Seulement après la victoire nous retrouvons l'orphelin de Gasc précepteur ou plutôt damoiseau de l'orphelin royal d'Aragon. Comment le jeune chevalier avait-il été attaché à la personne de l'Infant don Jaïcmé? Ce prince l'avait-il connu pendant sa captivité dans les tours de Carcassonneî Lui avait-il été donné par Simon de Montfort «m», dit le légendaire falsificateur, du roi d'Aragon son père qu'il tua devant Muret ' ? Cela n'a pas même une ombre de vraisemblance. Le sombre chef de la croisade dut mettre l'Infant sous la garde d'un Français, d'un vieillard catholique, et non d'un adolescent albigeois, d'un cousin des Quiders, et des Cap de Porc, tous ardents patriotes, et vassaux directs etdévoués du comte de Toulouse. Non, c'est en Catalogne que don Jaïcmé rencontra Nolasco. Le jeune roi, relâché par Montfort, et remis à Narbonne aux seigneurs d'Aragon, rentra en Espagne par le Roussillon. A son arrivée à Barcelone et à Saragosse. il se trouva entouré des exilés albigeois, des barons échappés au désastre de Muret. Les