‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 406 sur 922 · Bolland., Ad, SancL St-P. Nolasque · texte numérisé non relu

Bolland., Ad, SancL St-P. Nolasque

monastique ; il s'épanouit dans l'ordre de la Merci, et ses rameaux décoreront et parfumeront le palais des rois d'Aragon.

Nolasco raconte le commandement divin au roi don Jaïcmé, à Bérenger de la Palud, évêque de Barcelone, à Ramon de Penafort, inquisiteur de Catalogne. Le monarque, sa cour, les échevins, un peuple immense accompagnent Pierre à la cathédrale de Sainte-Croix de Jérusalem. L'évêque le reçoit sur la porte, et le conduit vers Tautel en chantant le Te Deum. Après la messe pontificale, l'inquisiteur ilamon de Penafort monte en chaire, et dévoile au peuple Tordre de Dieu. L'évêque bénit la robe blanche, le scapulaire, les sandales et en revêt Nolasco et ses compagnons. Aux trois vœux monastiques, ils en ajoutent un quatrième, caractéristique de leur ordre, qui est le sacrifice de leurs biens et de leurs personnes pour le rachat des captifs. Protecteur du nouvel institut, le monarque lui donna ses armoiries qui sont d'or aux quatre pals de gueules, et l'évêque ajouta celles de la cathédrale, de gueules à la croix d'argent de Jérusalem. Toute son histoire est dans ce symbole héraldique. Les pals de gueules indiquent l'origine romane et catalane : ce sont les armes de Foix, de Gommenges, de Carcassonne, et de Barcelone, de presque toutes les Pyrénées. La croix, c'est le signe catholique, la marque de Rome, et la marque aussi que la Merci est comme une adjonction de l'hospice de Saint- Jean de Jérusalem, le seul ordre ami de l'église du Paraclet *.

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