‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 43 sur 922 · Math. Paris. - Albéric. — Raynald., chr. Tur · texte numérisé non relu

Math. Paris. - Albéric. — Raynald., chr. Tur

Le Capétien n'eut pas de peine à se laisser inves» tir par le légat d'une expédition qu'il était allé solliciter à Rome. Mais, à la solennité du concile il voulut ajouter la majesté du parlement et fortifier le mandat du clergé parle mandat de la nation. Il prenait ses précautions : il se déchargeait prudemment de sa responsabilité future ; car,, enfin, l'entreprise était hasardeuse, et l'Aquitaine,, victorieuse de la croisade, pourrait bien l'être aussi de la royauté. C'est dans cette incertitude qu& Louis VIII convoqua à Paris un parlement des prélats et barons de France (28janv. 1225). Le légat s'y trouva avec les archevêques du concile, les pairs du royaume, les anciens chefs de la croisade. Gui et Amauri de Montfort, Bourchard de Marly, Robert de Poissy et leurs compagnons de la vallée de Chevreuse. On y vit figurer un riche et puissant baron d'Aquitaine, Savari de Mauléon*. Savari était Basque : de Béarnais il était devenu Poitevin, de Poitevin Normand, de Normand Français. Sénéchal du Poitou pour le roi d'Angleterre, il l'était encore pour le roi de France. C'est ainsi que cet habile condottiere siégeait au parlement. Par ces honneurs accordés à un transfuge, le roi espérait encourager la désertion des barons pyrénéens. Nul,, mieux que Savari, ne connaissait les forces et les blessures de sa patrie et ne pouvait les révéler au roi. Louis consulta donc ses pairs ; les barons répondirent : Nous conseillons à notre très-cher seigneur Louis, illustre roi des Français, de se charger

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