‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 453 sur 922 · Ibid. Dép. d'Arnauld-Roger de Mirepois · texte numérisé non relu

Ibid. Dép. d'Arnauld-Roger de Mirepois

étrangère, et peut-être même odieuse, comme l'instrument funeste par lequel son nom et ses États se perdaient dans la maison de France. Le comte n'attendait plus d'enfant de sa femme, donaSancha d'Aragon, probablement atteinte de quelque secrète et précoce infirmité. Il vivait séparé d'elle ; il résolut de la répudier, et d'épouser une fille de Ramon-Bérenger, comte de Provence *. A son retour de Paris, il avait rencontré en passant à Montpellier le roi d'Aragon et son cousin le comte de Provence. Ces deux princes abandonnèrent les intérêts de la comtesse Sancha leur tante, sœur du roi don Pedro, le héros infortuné de Muret. Ils se licTuèrent avec le comte de Toulouse etleur alliance devait être cimentée par le mariage de Ramon avec une infante de Provence. Ramon-Bérenger était mécontent de la France. Il s'alliait au comte de Toulouse. Cette union recomposait un parti national. Les deux princes espagnols s'engagèrent à porter leur tante à solliciter elle-même son divorce, et Durand, évêque d'Albi, se chargea d'en montrer la nécessité : c'était pourtant un prélat fougueux, dévoué au pape et au roi de France. La princesse vivait retirée en Provence : Ramon- Bérenger, son neveu, la conduisit dans l'île de la Vernha, sur le Rhône, entre Tarascon et Beaucaire. Le comte de Toulouse exposa, devant plusieurs évêques secrètement gagnés à la cause du Midi, que le comte Ramon VI son père avait

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