‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 47 sur 922 · Math. 'Paris · texte numérisé non relu

Math. 'Paris

pellier et de l'hommage rendu au comte de Toulouse. Mais, après le concile de Bourges, oublieux de leurs serments, ils conspirent contre le prince, travaillent les barons, ébranlent les consuls, effrayent les peuples, et appellent le roi. Le vieux primat deSeptimanie, dont Ténergie farouche mais propice au comte, edt pu contenir ses suffragants, était mort récemment. De sorte qu'après le parlement de Paris, et l'anathème lancé contre le comte de Toulouse, leur fureur ne connut plus de frein. A la nouvelle de cette excommunication et de l'invasion prochaine du roi de France, un frisson d'effroi courut sur le Midi : on vit de grandes défaillances decœur. Pierre-Amiel, successeur d'Arnauld-Amalrie, archevêque de Narbonne, fit succomber les seigneurs de Thesan, de-Gorneillan, d'Olargues de Vintron, de Puyserguier\ ainsi que l'héroïque Ramon de Rocafeuil, qui (pendant leconcile de Latran) avait imploré la pitié du pape, en termes si naïfs et si touchants, sur l'infortune du petit orphelin de Carcassonne, qu'il abandonne, hélas, lui-môme aujourd'hui (14 et 15 d'avril). Les seigneurs de Gab- Aret, parents du vicomte de Carcassonne, Bernard- Othon, seigneur de Laurac, ses frères, et leur vieux père, seigneur d'Aniort, les deux tribus illustres des fils de Nous et d'Impéria, cédèrent aux séductions des abbés de Gaunes, de Montolieu et d'Ardorel. Ces subtils diplomates des monastères, non contents d'envelopper ces hommes simples, ces rudes guerriers, leur faisaient dire mensongèrement au roi,

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