Uist. du Lang., t. V, pr
que la nouvelle de son arrivée prochaine dans le Midi les avait fait exsulter de toutes leurs entrailles^ et qu'ils n'aspiraient qu'à vivre sous le régime modéré et V ombre prolectrice des ailes de la France. Les fils dOliva, seigneurs de Montalion, qui, à la vérité, avaient à se plaindre des comtes de Foix et du roi d'Aragon, grief habilement envenimé par l'abbé d'Ardorel, écrivirent, par la plume de leur interprète monacal, qu'ils se remettaient eux et leurs châteaux de Gerdagne, à Yillustreroi des Francs, Sous l'impulsion du puissant abbé de la Grasse, Nugnez Sanche, comte de Roussillon, mit à la disposition du roi tous ses domaines des Pyrénées par terre et par mer, pour l'extirpation des hérétiques, pour faire le salut de son âme, et venger les injures du Sauveur. (29 avril.) L'abbé de Sain^Gélis corrompit les seigneurs de Garin et de Méchin. feudataires ecclésiastiques de Saint-Gélis et de Mende, et le puissant Bermond, seigneur de Sauve, d'Anduze, et d'Alais, propre neveu de Ramon VII, et de la célèbre poétesse Clara d'Anduze, et qui abjurait lâchement toute consanguinité comme toute poésie*. Enfin Guillaume, prieur de Saint-Antonin, avec Ebrard, chevalier du Temple, embauchèrent la ville de Saint-Antonin, le poétique fief du vicomte Jordan. Jordan l'avait reprise sur Gui de Montfort, mais Gui venait de la céder au roi. Les douze consuls, à la tête desquels Deodat et Savari de Cahuzac, envoyèrent le templier Ebrard implorer la protection et la domination du Capétien. Louis répondit de