‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 480 sur 922 · LIVRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME

à les relâcher que moyennant une rançon et sur l'intervention du roi de France qui cherchait à s'attacher ces nobles vaincus. La paix fut conclue : Saverdun, que ses seigneurs avaient livré au comte de Toulouse, leur suzerain, fut rendu au comte de Foix, et Roger, en retour, rendit à Loup, son oncle, la liberté, ses bonnes grâces, et la seigneurie d'Ax et du Savartez *. Dès lors, la défection fut générale : sur les traces du comte de Foix, les barons méridionaux vont implorer la paix du roi, à Montargis et à Lorris-sur-Loire. L'infortuné Ramon VII vint à son tour, mais le dernier, perfide en apparence quoique en réalité noble et loyale victime, se remettre à la miséricorde du monarque. Il dut, pour l'obtenir, invoquer la médiation de sa cousine, la dure et hautaine Blanche de Gastille. Puis, il rentra, vaincu et désespéré, dans Toulouse, et le Midi déchiré, épuisé, tari d'espoir, comme son prince, retomba pour toujours sous le joug de la France et de Rome. Ce fut comme une seconde conquête, et la paix de Lorris ramassa les restes échappés â la paix de Paris. Outre la remise, entre autres places fortes, des châteaux de Najac en Rouergue (dont les ruines sont encore si belles sur TAveyron), de Puicelci en Albigeois, et de Laurac en Lauragais, outre la proscription des chefs les plus redoutés, la démolition de leurs manoirs, et la confiscation de leurs terres, Blanche exigea deux gages de sang. Et d'abord le châtiment du meurtre d'Avignonet. Les vrais meurtriers étaient contu-

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