Guilh. de Puil., ch. xlvi
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de Poitiers, Alfonse, frère de Louis IX*. Le comte de Foix, ébranlé par cette défaite et cette défection, se soustrait à l'hommage du comte* de Toulouse, et se met sous la suzeraineté immédiate du roi capétien. C'était abdiquer la politique chevaleresque de son père et de son aïeul I C'était trahir la cause de l'indépendance romane dont ses ancêtres étaient les héros. Ramon VII rappela vainement au trop habile et perspicace prince leurs magnanimes exemples. Le comte Roger lui répondit qu'à la paix de Paris il avait abandonné son père, Roger-Bernard II de Foix, qui, resté seul en guerre avec l'Église et le roi, fut contraint de se soumettre tristement à Samt-Jean des Verges , et de lier sa maison et ses États à la France. Après d'amers reproches et de violents défis les deux comtes en vinrent aux mains. Roger eut l'humiliation de se voir abandonné, dans cette lutte fratricide, par Loup de Foix, son oncle, le dernier héros survivant des guerres patriotiques, et par ses cousins les comtes de Gommenges, les vicomtes de Gonserans et (Je Palhars, et les seigneurs de Marquefabe. Tous les chefs cathares se rangèrent autour de l'infortuné Ramon VII, représentant de la vieille indépendance méridionale. La rencontre eut lieu dans les plaines de Saverdun, objet du litige. L'audacieux vassal resta vainqueur, et rentra dans le Castellar de Pamiers, ramenant captifs son oncle Loup, Isarn de Fanjaus et Ramon d'Aniort. Roger ne consentit