‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 521 sur 922 · Guilh. Bonan de Lavelanet (6 des nonesde mai 1214). Il · texte numérisé non relu

Guilh. Bonan de Lavelanet (6 des nonesde mai 1214). Il

Itl

Belestar, Tévêque de Toulouse donna la suprême bénédiction à ces chevaliers, ces servants d'armes, ces serviteurs, ces femmes, ces enfants prosternés à ses pieds, dans leurs sanglots, puis, quand ils se relevèrent consolés, il fit ouvrir les portes, et se remit avec son peuple aux vainqueurs. Le sénéchal, Tarchevêque de Narbonne et l'évêque d'Albi firent, à mesure qu'ils sortaient, le triage pour la mort ou les fers. Ramon de Perelha, Berenger de Lavelanet, Arnauld-Roger de Mirepois, les chevaliers de Rabat et d'Elcongost, tous ceux qui n'étaient que croyants furent enchaînés et remis en garde aux Français. Les évêques, les diacres, les parfaits furent conduits au bûcher. Une sculpture du moyen âge représentant, à ce que Ton croit, la prise de Montségur, montre, au-devant de la forteresse dont le pic abat déjà les créneaux, un évêque la mitre en tête, et la corde au col entre deux soldats qui le mènent à la mort*. Ce pontife cathare est Bertran d'En Marti, cinquième patriarche de Toulouse. Après lui marchaient Agulher, évêque de Termenois et son collègue San t-Marti ; puis les diacres, sous-diacres et parfaits Glamens, Sirvent, Roland, Taparel, Limos, Peyrés, Araus, Domingo, P. Robert, Ramon de Marcillan, Brasilhac de Gaillabel, Ramon de Bel vis, Arnaud Domerc, Joan Rog, Arnauld Teuli, Ramon de Tornaboïs, Guilhem d' Armer, Guilhem del Pech, Pons et Guilhem de Narbonne.

Parmi ces captifs, dont les noms ne sont pas tous venus jusqu'à nous, il en est un qu'un singulier

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