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iOO LES ALBIGEOIS ET L'LNQUISITION
vait rendre fidèle Ramon-Bérenger. Il était neveu de Pierre II, roi d'Aragon, cousin du comte de Toulouse, vassal de l'Empereur, étranger aux Capétiens. Il trahit son peuple, son parent opprimé, son oncle martyr, son magnanime suzerain. Il vint lâchement au camp d'Avignon se soumettre au roi de France et au légat de Rome. C'est encore un de ces princes par qui finissent les dynasties. Cette trahison fut le germe du mariage de l'infante Marguerite, sa fille, avec le jeune roi Louis IX, et de l'absorption de la Provence par la maison capétienne. Cette grande défection ébranla les comtes, troubla les consuls. Le légat renvoya les évêques, les chefs d'abbaye, travailler les princes, les villes, les peuples. A la tête de ces embaucheurs, se distingua le nouvel archevêque de Narbonne , Pierre Amiel, homme violent et scandaleux, et l'irascible et turbulent vieillard, Foulques, évêque de Toulouse. Ils partirent, parcoururent le Midi, et revinrent au camp avec des troupeaux de chevaliers surpris, de consuls effrayés. L'abbé de Saint-Gilles séduisit les barons des Cévennes, Tabbé de la Grasse, ceux des Corbières, l'abbé des Feuillants, ceux de Gascogne, l'abbé d'Ardorel, ceux de Cerdagne *. Cette déchéance commencée par le comte de Provence, se termina par le comte de Commenges. Tput devait aussi le retenir, la mémoire de son père, à peine (touché dans sa tombe, et qui dut s'agiter de fureur dans son armure de fer, la fraternité d'armes et de sang de son beau-frère, le comte de Foix, et l'in-