Uist. du Long, y pr
fluence de sa femme Cécilia que Roger - Bernard lui avait donnée naguère pour enchaîner ce faible prince à la grande cause romane. Sa lâcheté fut plus forte que l'amour conjugal, la fraternité des armes et du sang, et que la voix indignée du sépulcre paternel.
La chute des villes de Béziers, Narbonne, Castres, Albi, fut principalement l'œuvre du primat Pierre- Amiel. Deux partis existaient dans tout le Midi, le parti catholique et français et le parti patriote et albigeois. Le parti de la croisade, écrasé par la victoire patriotique, releva la tête dès l'annonce de l'invasion. Les évêques dévoués à l'étranger ppussèrent leurs satellites aux consulats. C'était préparer la conquête : c'était remettre les clefs des villes à des consuls vendus d'avance au roi de France. Ces consuls paraissent avoir été de la plus basse extraction, si l'onen juge par leurs noms. Le chef de ceux de Béziers s'appelait Améric Bouffât, ou le Goinfre : il promettait de se conformer à tous les ordres du cardinal-légat et du roi de France. Les consuls de Carcassonne s'appelaient Barba, Faure, Ferréol. Des barbiers et des forgerons gouvernaient, terrorisaient la noble et chevaleresque cité*. Les noms des autres s'est dérobé au pilori de l'histoire. C'étaient les sicaires de l'abbé de la Grasse et du primat de Septimanie. Ils promirent à l'archevêque et au cénobite d'obéir à tous les commandements universels et particuliers du légat et du roi de France, et de leur livrer le château, la cité et le. bourg de