‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 567 sur 922 · LIVRE DIXIÈIIK · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈIIK

INOUitmOH DANS U UURAAAIS. — LAURAC-Ll-ORANO. — BAiTAS. ~ LU iOQTJEVILLBS. — US QOIDERI. — LIS SAINT-iNOnio, CAP-DI-MRC .

Continuons de suivre, de bourgade en bourgade, l'horrible tribunal dans le Lauragais épouvanté. Arrêtons-nous à Laurac-le-Grand, capitale primitive de ce pays des Labours. Toute l'antique maison de Laurac était détruite. Les fils d'Impéria, les chevaliers d'Aniort, étaient ou incarcérés, ou fugitifs, ou exilés. Laurac, comme Aniort, est occupé par un sénéchal français. Il n'est souvenir que d'une Navarra de Montréal, parente de ces barons. Un témoin rapporte que son père avait en dépôt 500 sols melgoriens, que Navarra, avant d'être diaconesse, avait légués à l'église cathare. Le dépositaire avait probablement trouvé bon de retenir pour lui cette >îomme inutilement réclamée par l'évc^que Bertrand d'Eu-Marti *. Aucune foi n'était gardée, aucun dépôt n'était rendu aux Amis de Dieu.

L'archiprêtre du Lauragais raconte l'histoire du chevalier Kamon seigneur de Barta ou du Bartas, non loin d'Avignonet. Sa mère était diaconesse et vivait avec six autres parfaites dans une foret. Deux servants du chevalier livrèrent aux inquisiteurs les sept Amies de Dieu. Barla, furieux, fit pendre les deux traîtres aux branches d'uii chêne. Le chevalier, condamné pour hérésie, vécut

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