Mas baintes-Puelles. Dép. de Vidal, Alaïuan et Gogotâ
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donner ce triste spectacle, disons qu'il y eut aussi bien des prêtres tolérants, sympathiques auxAlbif'eois. Quelques uîH unirent la pureté à la charité : mais la plupart m^iai'iit la charité au relâchement regrettable des in(Btirs. Nous connaissons déjà l'indulgent et gra^^ux {)riHur de Saint-Paulet. Tel fut aussi Arnauld Baron, curé de Saiat-Michel de LanèQ. Dans le chàtf^'ui de B irnard, seigneur de Saint-Michel, il as.>istait aux prédications de Bertran d'En-Marti. 11 aimait les hérétiques, il mangeait avec eux ; on ne l'a pas vu pourtant recevoir le pain consacré ni le baiser de paix Baron se jouait du droit d'inquisition dont il était revêtu contre ses paroissiens albigeois. Une fois, il imposa, pour fait de catharisme, une pénitence de six jours àGuilhem Tort, d'Exil. Guilhem lui proposa de jouer sapénit nce aux dés. Baron accepta, et Guilhem gagna. Guilhem racontait en riant ce bon tour à la Barbacane près de la Pomarède. Baron était un joueur effréné : il blasphémait en jouant; il en oubliait de confesser les mourants. On Taccusait aussi d'avoir fait boau(»oup de faux mariages à Saint-Michel. Baron dut rendre raison de sa conduite devant le tribunal et suivit probablement son pénitent Guilhem dans les cachots de l'Inquisition*.
Mais si Alzeu et Baron furent des prêtres tolérants et relâchés, il y en eut un grand nonU^re d'autres que Kmr pureté et leur charité chrétienne rendaient égalemeiit sympathiques aux