‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 579 sur 922 · Plagne · texte numérisé non relu

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16 LES ALUIGKOIS KT L'LVQUISITION *

s'élancèrent après lui, brandissant leurs haches. Séc^ui, demi mort, s'enfuit à toutes jambes, en poussant des hurlements d'effroi. Les hommes de la Garde accoururent à ses cris, le sauvèrent, et brûlèrent la hutte, d'oj le:=î Bonshommes s'étaient il leur tour dérobés dans la forôt*. La nuit, ils se retiraient parfois, pour dépister les espions, dans les chapelles isolées, les oraloires solitaires. Dans l'éf^lise rustique de Cnr^^auda^ on en découvrit qui faisaient bouillir leur marmite près de l'autel -. Les prêtres quêteurs et les espions fureteurs osèrent moins s'aventurer dans les buissons pour <?acrner leurs marcs d'argent. Après tant de crémations, les bûchers, on le comprend, vaquaient, faute de matière vivante. Aux enqmHes on substitua les battues, aux archers, lt»s chasseurs d'hommes. On dressa des limiers à la proie humaine; des bassets qui dans les tanières des renards et dans 1rs garennes des lapins allaient dénicher des cathares. On fit des chasses aux Albigeois, comme, dans les Iles, aux noirs marrons II y eut des chefs de traqueurs comme des capitaines de louvetier>î. Nous en connaissons au moins deux d'ofliciels. On ne peut pas compter les braconniers plus nombreux que les feuilles des bois qui tombent en automne. Ces Nemrod du Lauragais, à ce qu'il paraît, n'avaient point de famille, étant vraisemblablement, comme les bourreaux, hors de l'humanité. Ils s'appelaient, nous citons leurs noms en latin pour ne profaner ni le français ni le roman, ils ^' tippelaient Bernardus

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