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de Pons et deBertraa d'Alaman, de Pierre de Got, de Ramou Escot, les noms les plus glorieux *,
Alors ces Thébaides sauvages florissaient de chevalerie, d'indépendance, de sainteté. Les buissons y crermaient les roses du pur amour, et les genêts, les lis de la chasteté; leur horreur se parfumait des vertus et des grâces platoniques Le Bien-aimr s'était enfui dans les antres des lions et des léopards. Maintenant ces édens sont des enfers , on n'y entend que les abois des chiens qui chassent des chr^^iiens, les sifflets stridents et sinistres des traqueurs de cathares qui se répondent de distance en distance sous les bois, et les fanfares féroces des veneurs du comte quand ils ont découvert un repaire de Saints, une tanière de Consolés qui, à travers les insultes et les blasphèmes, marchent paisiblement à la mort, en soupiv^int: Au commencement était le Verbe, il était
la lumière^ il était la vie.
Détournons un instant nos regards de ces horreurs sauvages pour les reposer sur un des centres pacifiques de la samteté johannite. Après le Mas, après Avignonet, après Laurac et Fanjaus, une des métropoles du catharisme en Lauragais c'était Montesquieu. Montesquieu était le berceau des Villèle; ils étaient cinq frères, tous albigeois, ainsi que Ava, leur mère, et leurs femmes. Elis, Irlanda, Lombarda. Bernard de Montesquieu, l'aîné, recevait dans son manoir féodal les évêques et les diacres les plus renommés, B. de la Motte. Bertrand d'En-Marti, Bonafos. Bernard mourut entre leurs