‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 601 sur 922 · Dom Vaisselle, t. VI, ch. lxxi, p · texte numérisé non relu

Dom Vaisselle, t. VI, ch. lxxi, p

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71 LES ALHIGEOIS ET L'INQUISITIOX

aussitôt, inquiets surla fidélité d'un pays bouleversé où les prisonniers encombraient les tours, où les proscrits remplissaient les déserts, et dont les peuples brisés, torturés dans leurs cœurs, leurs foyers et leurs tombeaux, détestaient instinctivement la maison royale de France. Mais l'hiver s'opposa d'abord à leur retour, et plus tard Alphonse, pris k la bataille de la Masoure, resta captif des Sarrasins. Olivier de Termes, à cette bataille funeste, commandait les chevaliers albigeois, Guilhem de Menerbeet Ramon de Serrelongue, ses beaux- frères, Fernand d'Alfar, cousin de l'infante Joana, Arnauld de Marcafaba, cousin du comte de Foix, et le vicomte de Carcassonne, et leurs compagnons échappés au cimeterre des Arabes, qui, grâce à la rapidité de leurs chevaux pyrénéens, rivaux des coursiers dif désert, purent, vaincus et blessés et en grand désarroi, se réfugier à Damiette. Enfin le roi, les princes ses frères, la reine et ses bellessœurs, les débris de l'ost de France, relâchés par le calife fatimite, s'éloignèrent de cette Egypte fatale où ils laissaient tant de cadavres. La flotte royale fit voile vers les côtes de Syrie, et aborda à Saint- Jean-d'Acre *. C'est de cette ville que le comte Alphonse et son frère Charles, comte d'Anjou, avec ieurs femmes, s'embarquèrent pour la Provence. Après trois semaines de navigation laborieuse, ils descendirent au port d'Aiguemortes, un an après la mort du comte Ramon. Il était temps qu'ils arrivassent, le bruit des désastres de l'Egypte apporté

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