‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 622 sur 922 · Inquisition · texte numérisé non relu

Inquisition

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gS LES ALBIGEOIS ET L'INQUISITION

dressé dans le château de Trencabel, le grand déshérité. Ces réclamations sont curieuses, le détail en est piquant, et nous fait pénétrer dans le chaos de rimmense razzia. Guilhem le Rouge de Caillaou réclame une rente d'un setier de blé et d'une paire de poules, perçue par son père pour un champ et deux jardins. Le Rouge était catholique , mais son tenancier Ramon Gapéla était Albigeois : la terre fut confisquée comme cathare. Et pendant cinquante ans, les deux poules, quoique hétérodoxes^ furent mangées par les Montfort et le roi de France. — Bertran de Galénas réclame sa liberté. Son père Éliazar, homme libre de Pénautier, avait été réduit en servage pour avoir participé à l'insurrection du vicomte de Carcassonne. — Pierre Bonet de Villaspin réclame une maison et un maillol, situés dans le territoire de Raissac, confisqué par le bailli Jean Mascaron ; vol donné par Te roi, le grand voleur, au prince des volés, le pauvre vicomte de Carcassonne*. — Au milieu d'une multitude de noms obscurs ou trouve quelques noms historiques. — Ramon Isarn de Fanjaus réclame des biens et des droits sur Montréal, du chef de sa mère Bérengère, remariée à Pons de Montlaur, et confisqués sur Pons hérétique et complice de la conjuration du vicomte de Carcassonne. Le roi fit justice au Bélissen en faveur de sou père réconcilié aux capétiens. — Saurimonda^ veuve d'Élisiar d'Aragon, revendiquait sa dot de cinq mille sols melgoriens reconnus sur la terre de

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Ventenac , confisquée par le roi. Mais son mari Élisiar avait péri, probablement dans la guerre de Trencavel, et Roger d'Aragon, son beau-père, aux gibets de Carcassonne, ou, chef indompté du Gabardez, dans quelque caverne de la Montagne- Noire. « Nous vous ordonnons, dit le roi, de ne rien rendre à ladite Saurimonde. » — Jordan de Cabaret revendiquait ses terres de Laura, de Salels, de Villegli, de Villarlong, de Villarzel, confisquées par le sénéchal Guillaume des Ormes, et données à divers chefs français. Le roi tenait ses châteaux célèbres de la Montagne-Noire où l'héroïque Pierre- Roger son oncle avait gardé captif quinze mois Bouchard de Marly. Jordan de Cabaret son père eut un autre destin; cornme il se rendait à la rencontre de Louis Vill, après le siège d'Avignon, il fut pris, livré au comte de Toulouse, et, après deux ans de captivité, mourut dans les fers. Jordan son fils, bien que son frère Pierre-Roger eût pris parti pour le vicomte Trencabel, osa revendiquer les châteaux paternels, ou la dot de leur mèreOrbria, évaluée à dix mille sols melgoriens reconnus sur ces manoirs. Le roi répondit : « Nous avons trouvé que Louis, par la grâce de Dieu roi des Français, avait concédé au défunt Jordan de tenir en paix sa terre et ses forteresses, nous vous ordonnons de les restituer à son fils, pour le salut de l'àme du roi notre père très-excellent*. »

Enfin, Brunissende, Aladaïs, et Condors de Menerba, et leurs cousines Marquesia, femme de Pierre

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