‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 626 sur 922 · LIVRE onzième · texte numérisé non relu

LIVRE onzième

d'Auteuil, suivi de ces barons, franchit la Montagne-Noire et s'accrut en chemin de Philippe II de Montfort. Philippe I avait fait vœu de mourir dans la Terre-Sainte, et Gui de Montfort, son frère, était mort en mer. Leur décès laissait Philippe II, leur héritier commun, seigneur de Castres et de Lombers. Dans ce dernier château, si célèbre, le sénéchal trouva l'éveque et les consuls d'Albi qui venaient implorer la paix. Il l'accorda, à diverses conditions plus ou moins onéreuses, et s' avançant jusqu'à Albi. saisit le temporel de l'éveque, et rétablit l'autorité du roi. Pierre de Combret un mois après (septembre) se rendit à Bourges, à un concile où saint Louis l'avait fait citer par son métropolitain qui, dévoué au monarque, l'engagea à se soumettre à la France. L'éveque, et les consuls d'Albi, et les chevaliers compromis de l'Albigeois, vinrent demander grâce à Carcassonne. Après la transaction du roi et de l'éveque, le sénéchal prononça les sentences avec une religieuse solennité. « Nous Pierre d'Auteuil, dit-il, sénéchal de Carcassonne et de Béziers, ayant pris conseil de nos sages barons, et Dieu étant sous nos yeux, exerçant le châtiment, autant que nous le pouvons avec Dieu, et voulant tenir de Dieu, moins par la rigueur que par la miséricorde, nous condamnons... » Pierre, vicomte de Lautrec, contumace et qui avait dû se cacher dans la caverne xie son compère Bouche de Loup, fut condamné à une amende de 50 livres de Tours. Isarn et Amalric ses frères, qui s'étaient soumis, à une amende de 40 livres*. Parmi les autres ba-

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