‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 634 sur 922 · Saint Augustin : Itur cœio non mare sed · texte numérisé non relu

Saint Augustin : Itur cœio non mare sed

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amore.

Mi • LES ALBIGEOIS ET L'INQUISITION

et plaidoirie font ses revenus I — Baron mauvais, pour se mettre en fête, lève ainsi Timpôt. Il bat, il assomme ses vassaux ; il ne leur laisse pas un denier ; il est pis que famine et mortalité : puis, à qui ne le connaît, il a l'air d'un galant seigneur. — J*ai touché quelque chose de l'histoire que je voulais raconter, mais la matière est vaste et peu

enivre. » , i »i

Ainsi chante le courageux troubadour : le peu qu il

dit jette un jour affreux sur l'état des conquis et leurs relations avec les conquérants. L'ébauche qu'il trace de la domination des prêtres et des moines n'est pas moins vigoureuse et d'une réalité moms effrayante. « Les clercs, dit-il, se disent pasteurs et ne sont que 4es meurtriers. Quand je les vois se masquer de sainteté, il me revient en souvenir don Alen-ri (le Loup) qui, pour entrer dans les bercails, revêtit une peau de mouton, sous laquelle il séduisit les brebis et les dévora. — Empereur et roi, duc, comte vicomte et chevalier d'habitude gouvernent runivers. Aujourd'hui les clercs ont la seigneurie. Les clercs ravissent de toutes les mains ; ils s'emparent du monde entier ; ils l'auront par rapine ou par legs, par indulgences ou par hypocrisie, ou par absolutions ou par banquets, ou par prédications ou par dilapidations ; ils l'auront de par Dieu eu de par le Diable*. »

Le puissant troubadour s'écrie encore avec une amère mélancolie : « Notre siècle est troublé par un vent violent qui en agite les flots comme un orage

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