‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 646 sur 922 · Dom Vaissette, t. VI, pr · texte numérisé non relu

Dom Vaissette, t. VI, pr

2 L'évêque, l'abbé de Conques, le fils du vicomte de Rhodez, et les fils de Déodat de Ganillac, frère de Gui de Se. vérac, ravagèrent les terres du Comte. Pour cette chevauchée, rabbé dut payer 2!00 livres, et les chevaliers 400. L'évêque échappa, mais il eut à compter avec le roi, soiî suzerain.

tao LES ALBIGEOIS ET L'INQUISITION

de patriotisme semble parfois reluire sous l'âpre turbulence de ses évêques dont la résistance n*est au fond que la queue convulsive de la croisade qui cherche à se dérober à la puissante main du roi de France. 11 est curieux de voir un évêque catholique devenu chef de faidits albigeois*. Cette malédiction de Villefranche n'est que la reproduction insolente d'une scène sublime qui devait se renouveler fréquemment, lorsque à la construction de ces nombreuses bastides dont Alphonse et saint Louis emprisonnaient le Midi, un évêque albigeois sortait des forêts, du fond des cavernes icfnorées, et lançant l'anathème sur ces pierres, sur ces hommes, sur cette forteresse d'oppression, s'écriait : Malheur! malheur! comme ce prophète qui, aux jours de Jéroboam, appela le feu du ciel sur l'autel du taureau d'or. Mais la voix des amis de Dieu qui naguère commandait aux éléments ne disposait plus de la foudre. Il est probable que le comte Alphonse répondit à Gui de Sévérac, et que le roi vengea les injures de son frère, et ses propres griefs sur le magot hérétique de l'évêque Vivien. Villefranche de Rouergue, avec ses ruelles droites, longues, en éventail, convergeant toutes vers rÉglise centrale, et son large clocher, porté sur de hautes arcades ogivales qui en forment le porche obscur , vaste tour massive , hexagonale, percée d'archères et toute semblable à une forteresse ; Villefranche, sur la rive gauche de l'Aveyron qui remplissait son fossé circulaire, dans son gracieux

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