‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 645 sur 922 · LIVRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE ONZIÈME

Rodeis grève vos chevaliers et vos hommes de Teveschié de Rodeis, en moût de manières*. » Et il déroule le chapelet des crimes du terrible évêque. Il le peint comme un chef de malandrins entouré de larrons, de meurtriers et d'incendiaires. Il n'est pas invraisemblable que ces compagnons de l'évêque, Pierre de Vislosas, Guillem d'Anglars (Anglars est la Roche de Saint-Antonin), les deux Sarget ne soient un reste du camp de la Gresigne, devenus brigands, et passés au service de Vivien,' pour marauder aux dépens du roi de France, comme Bouche-de-Loup. L'évêque ne détestait pas les hérétiques. Il s'entendait tacitement avec les Albigeois. Au lieu de les brûler, il les recevait à rançon, et s'en faisait des faidits. A leur mort, il les inhumait en Terre sainte. Il avait, de tous ces rachats, tiré plus de 50,000 sols; et pour accroître son trésor il laissait l'hérésie se multiplier dans le Rouergue. Vivien guerroyait ouvertement contre le comte Alphonse 2. Dès qu'il sut que le prince capétien faisait construire, pour contenir les insurgés, Villefranche de Rouergue, l'évêque maudit le terrain, excommunia les hommes qui en jetaient les fondements, et effraya les premiers colons dispersés par lanathème. Un vague instinct

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