‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 655 sur 922 · Doat, XXIX · texte numérisé non relu

Doat, XXIX

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vantait autrefois, et auxquels il apparaissait maintenant comme le fantôme d*un autre siècle i.

Enfin, le vieux Loup, le pieux et vaillant bâtard de Foix survécut plus de cinquante ans à son héroïque père, le grand comte Ramon-Roger, dont enfant il était le compagnon de guerre. Il avait traversé les tourbillons des vingt croisades albigeoises, marché sousledouble orage deVinquisition etde la conquête française, vu périr Montfort, tomber Montségur, agoniser la nationalité romane, et s'éteindre la race enquisepersonnifiaitleMidijlamaisondeToulouse, et l'indestructible vieillard vivait encore, et toujours fidèle au Paraclet. Le pieux chevalier, se dérobant aux fêtes guerrières et galantes de la cour de Foix, se dirigeait furtivement vers la grotte d'Ornolac où il s'était converti au Consolateur, et où s'éteignait alors quelque vieil évêque cathare. Arrivé, sur le soir, en face d'Ussat, il descendait de son palefroi, et montait péniblement, sur la pente de la montagne, à travers ce chaos de rochers qu'un tremblement de terre a secoués jusque dans le lit de l'Ariége et au-dessus duquel s'ouvre la bouche de la grotte. L'immense caverne, dans sa partie méridionale, car elle est double, a la forme d'un sablier renversé, ou d'une courge vineuse dont un étroit goulot étrangle les deux globes inégaux. La voûte, graduellement rétrécie parles suintements pétrifiés de la roche, semblait se terminer vers le milieu en tanière de bête fauve. Là, le noble vieillard qui, comme tous les princes de sa maison, portait la tête haute et à

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