Gest. Gom. Barc, p. 47. -- Zurita. Uv. II, ch. lxxi
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germain de Pierre II, roi d'Aragon, et grand-oncle de Ramon - Bérenger, comte de Provence, et du jeune don Jaicmé, le Conquistador. Le lâche Nuiîez avait abandonné la cause du Midi, et son cousin par alliance, Raraon VI, comte de Toulouse. Il devint l'ami de Montfort, qui l'investit de la vicomte de Fenouillèdes, confisquée sur Pierre de Saissac, fils d'Ava, héritière de cette principauté pyrénéenne. Nunez, bientôt après, fut dépossédé de Fenouillèdes, par la victoire romane. Louis VIII, pour s'attacher le prince catalan, lui dépêcha l'abbé de la Grasse, au moment de se mettre en marche vers le Midi. Nuûez répondit au roi, par le même cénobite, qu'il se réjouissait de sa croisade, entreprise pour la défense de la foi et l'exaltation de l'Église, et il s'engageait à le servir sur terre et sur mer. Louis lui promit la restitution de Fenouillèdes dont il expulsa Pierre de Saissac, l'héritier légitime et le prince national. Le Catalan vint recevoir du Capétien l'investiture de leur commun larcin àBelpech, en Lauragais. Ce traître habile, influent dans les deux cours de Barcelone et de Marseille, entraîna vers la France, ses neveux le roi d'Aragon et le comte de Provence *.
De Belpech, à travers le Lauragais, le roi gagna Castelnaudari ; il espérait y recevoir l'hommage de Bernard- Othon, le puissant seigneur de Laurac, et de ses frères les chevaliers d'Aniort. Il ne les y trouva pas, nous en avons pour garant le silence des chroniques et l'acharnement de Blanche de