Hist. du Lang., t. V, p
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Castille à punir cette défection, vengeance qui ne s'arrêtera qu'avec la ruine totale de l'antique maison d'Impéria. A Puilaurens, il ne rencontra sans doute pas davantage Sicard , seigneur de cette cité ^pourtant Sicard avait écrit au roi : « Donc, illustre seigneur, nous implorons votre Nécessité *, arrosant les pieds de Votre Majesté de nos larmes et de nos prières larmoyantes, jusqu'à ce que Votre Miséricorde daigne nous recevoir sous l'ombre de ses ailes. » Le prompt Sicard, si bassement tombé, s'était relevé agilement ; et son parent et coseigneur, Isarn de Saint-Paul sur l'Agout, abattu comme lui, mais soutenu par son peuple, s'était également dérobé à la nécessité du roi de France. Au surplus, les moines qui les effrayaient, les débauchaient, et leur servaient de secrétaires, prêtaient à ces vaillants hommes ces abjections d'attitude et de langage, et le rédacteur de cette supplique larmoyante était évidemment l'abbé de Saint-Benoît de Castres*. La réaction commençait; le peuple revenait de son effroi. Le roi entra en pariage avec l'abbé de Castres et l'évêque d'Albi, et réorganisa la conquête de l'Albigeois. Il rétablit Gui de Monfort à ^ Castres, confisqué sur les Guillabert, et les enfants de Lambert de Croissy à Lombers confisqué sur les Boissezon. Ces enfants étaient en bas âge, sous
i. ( Necessitudinem exhoramus :> il est probable que la langue a tourné au pauvre chevalier, dans le trouble de son esprit, et qu'il a voulu dire : Celsitudinenif t. V, p. 042. Sicard assistait comme témoin à la donation queRamon VU fit de Saint-Félix au comte de Foix.