Gallia Christ. IV. 485. - Galel
Pellisier de Cordes (1268). — Ils assignèrent à rordre de la Trinité de Toulouse, 100 livres de revenu sur les biens de Pierre Garcia (1268). — Ils donnèrent à Hispan de Moror les biens d'Ar- Bauld d'Alaman, sis à Leseure, près d'Albi (1269). Ils vendirent à Adémar de Mayto les biens de Bertran et de Bégo de Roqueville, à Montgaillard de Lauragais (1270). — Ils détenaient le château de Pech-Luna confisqué sur Pons Magrefort et Pons et Roger de la Tour, et vendu plus tard à Guilhem d'Arnauld et à Pierre dlmbauld de Plagne (1292). Amauld d'Alaman était le frère du sénéchal général, et Pierre Garcia sortait d'une maison de Capitouls et de docteurs johannites. On conçoit après cela que Toulouse n'eût plus une larme pour Alphonse et pour Joana : elle en avait tant versé depuis soixante ans, parle crime des Capétiens * 1
Le roi Philippe le Hardi apprit à Vincennes la mort d'Alphonse et de Joana ; il envoya immédiatement l'ordre de réunir à la couronne ce dernier débris du comté de Toulouse ; et luimême, pour en prendre possession en personne, il dut prochainement se mettre en marche vers le Midi. Mais les barons pyrénéens, sans tenir compte du roi de France, avaient envoyé des députés vers le roi d'Aragon, comme à leur seigneur national et leur légitime suzerain. Guillaume de Cohardon, sénéchal de Garcassonne, eut vent sans doute de cette négociation secrète, et avant même que Tordre du roi fût parvenu, se rendit en hâte à Toulouse. Il convoqua les consuls