‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 680 sur 922 · Guilh. de Puilaurens, ch. ui · texte numérisé non relu

Guilh. de Puilaurens, ch. ui

nombreux d'hommes de Foix et de Bigorro, de Gascons, de Basques et de Béarnais. Casaubon, incapable de résister aux deux comtes, se réfugie sous la protection du roi de France, et le sénéchal de Toulouse, auquel il livre ses domaines, arbore la bannière royale sur la plus haute tour de Sumpey. Mais la sauvegarde du roi n'arrêta pas les deux comtes : ils assiègent Gérald de Casaubon, escaladent le rocher et le donjon de Sumpey et n'ont, dans leur victoire, que le regret d'avoir manqué le traître qu'ils voulaient pendre aux créneaux sous la bannière aux fleurs de lis d'or*.

Le roi de France apprit cet événement, comme il était en marche vers le Midi. Son effroi fut grand, si l'on en juge parle déploiement disproportionné de ses forces; évidemment il craignit une insurrection générale qui pouvait se compliquer d'une guerre avec l'Aragon. De Saintes où il se trouvait, il cita d'abord à comparaître à son tribunal, comme deux rebelles, les comtes de Foix et d'Armagnac. Puis, il convoqua le ban et l' arrièreban de tous les seigneurs ecclésiastiques et séculiers de son rovaume. Il leur ordonna de se trouver réunis en armes, dans la quinzaine de Pâques, sou> les murs de Tours, où les attendait Ferry de Verneuil, maréchal de France. A cet appel du monarque, la vieille France, la France ecclésiastique et féodale tout entière s'ébranla. Tous les grands vassaux, suivis de leurs hommes d'armes, se dirigèrent vers la Loire *. On vit arriver Farche-

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