‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 687 sur 922 · LIVRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME

réal et de Limous *. C'étaient probablement d'anciens proscrits amnistiés. Il dépaysait habilement les faidits du Carcassez, et les opposait aux faidits de l'Albigeois, connaissant la haine des frères et l'acharnement des apostats. Pour l'accroître encore il leur livra sans doute les biens de ceux qui erraient dans les forêts.

Philippe revint en France avec la comtesse et le jeune infant de Foix, gages de sa victoire. Mais le comté n'était pas encore entièrement soumis. Le roi d'Aragon avait donné le commandement des châteaux du Sabartez à son lieutenant Ramon de Gardonna, fils de la troisième Esclarmonde de Foix, et cousin du comte Roger-Bernard. Le vicomte catalan fut sommé de livrer ces donjons pyrénéens aux officiers du roi de France. Pierre de Villars, sénéchal français de Foix, s'avança jusqu'à Tarascon pour recevoir l'hommage des gouverneurs d'Ax et de Mérenx, et des châtelains de Lordat, Calâmes et Montréalp de Sos. Le châtelain de Lordat seul descendit de son donjon aérien. C'était le vieux Pierre-Roger de Mirepois, le héros de Montségur 2. Il était de l'âge environ du siècle. L'illustre vieillard répondit pour lui et ses collègues qu'ils ne pouvaient se dessaisir de leurs manoirs et de leurs cités qu'ils tenaient de Ramon de Gardonna sous l'hommage du comte de Foix. Villars fit demander une entrevue au vicomte espagnol qui se rendit à Castelverdun et pour toute concession remit Ca-

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