‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 688 sur 922 · Mahul, Cart, de Carcassonne · texte numérisé non relu

Mahul, Cart, de Carcassonne

2, M. Ad. Garrigou, — Pays de Foix,

lamos au roi de France. (Juillet 1272.) Quelque temps après, le sénéchal de Tarascon entra dans la vallée de Sos pour recevoir le serment de fidélité des populations et Thommage de Raman Batalha, châtelain deMontréalp. C'était encore un Bélissen, un cousin de Pierre-Roger de Mirepois. Leurs aïeux avaient été dépossédés, soixante ans auparavant, de leur manoir paternel par le maréchal de la croisade. Batalha, digne de son nom et de sa race, fit jeter dans un fond de tour Tenvoyé du sénéchal et dire à celui-ci qu'il traiterait de même tous les officiers du roi, et là-dessus ses agiles montagnards reconduisirent à coups de pierres et de scories de fer les Français jusqu'aux portes de Tarascon. C'est ainsi que le hardi Batalha lapida les officiers du roi de France. Ce ne fut que huit mois après que, sur l'ordre formel du roi d'Aragon, les barons livrèrent leurs châteaux au sénéchal de Carcassonne qui les remit immédiatement à Brunissende de Cardonna, comtesse douairière de Foix. Le fier Batalha resta insoumis et impuni sur sa roche de Montréalp*.

Le vieux roi d'Aragon voulut voir une dernière fois la terre de ses aïeux, Montpellier où il était né^, Carcassonne où s'était passée son enfance captive, Muret, peut-être, où une chapelle rustique marquait le sol rougi du sang de son père invoqué comme un martyr de la patrie. Il ne consentit à rendre le comté de Foix, qu'il avait en dépôt, que

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