PuTgatorîo, cantoS
2, Arch. de Bolbona. — Spicliegiam X, 623.
Foix, soit réflexion tardive et humeur belliqueuse de Roger-Bernard, ce prince rompit tout à coup ce mariage, et ligué avec les comtes d'Urgel, de Cardonna, et d'autres Catalans, il envahit les États du roi d'Aragon. Don Pedro marche au comte, qui l'attend, à la tête de trois cents chevaliers et de dix mille fantassins, le refoule impétueusement vers les montagnes, et le force de s'enfermer dans Balaguer, château du comté d'Urgel. Des chevalid^s du pays de Foix accoururent au secours du comte et parvinrent à se jeter dans la place assiégée. De ce nombre fut Esquio de Mirepois, fils de Pierre- Roger de Bélissen, et petit-fils de Ramon de Pérelha, un des aiglons cathares de Montségur. Mais, après un mois de combats, Balaguer dut capituler,' et le comte de Foix captif fut détenu dans le château de Siurana (juillet 1281). Le roi de France craignit que don Pedro n'envahît le comté de Foix. Le roi d'Aragon effectivement passa les Pyrénées et vint s'aboucher à Toulouse avec Philippe le Hardi. L'entretien fut irrité et hautain de la part de l'Aragonais, il demanda au roi de France qu'il lui rendît Carcassonne et Toulouse. C'était la déclaration d'une plus grande guerre. L'appel de la reine Constance avait été entendu des Siciliens. Charles d'Anjou s'était rendu odieux en Sicile : Palerme fit main basse sur les Français, et le massacre célèbre sons le nom de vêpres siciliennes eut lieu le jour de Pâques (1282). Le roi d'Aragon s'embarque à Barcelone, et sous prétexte de porter la guerre en Afrique, descend en Sicile, et y ceint la couronne de Manfred et de Frédéric IL Dès lors-