‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 697 sur 922 · Gest. Philip., lîl. — Muutaner. — Zurita · texte numérisé non relu

Gest. Philip., lîl. — Muutaner. — Zurita

royale, un lion est couché à ses pieds. Il veille, et, pendant son sommeil, garde son maître, sa nouvelle conquête, et cette porte de TEspacrne. Sur les quatre faces du tombeau, dans des niches dont les fines colonnettes supportent Tare ogival brodé d'un feuillage de chêne, sont sculptés, dans diverses attitudes, des moines au front rasé, des prêtres aux Ion c^s cheveux, desévêques coiffés delà mitre. Chacun d'eux a son attribut symbolique : la crosse, la bible, le calice d'où sort l'hostie consacrée; un autre, sans doute un inquisiteur, tient à la main un gril, et une poignée de verges : histoire sculpturale de la conquête 1 hideux emblème de la croisade dominicaine 1 Figure sinistre qui déshonore le cortège funéraire du sage et vaillant monarque I Apothéose impie qui, cinq siècles après, attira la foudre sur cette tombe auguste et chevaleresque * l Sur ce trépas royal, et cette défaite capétienne, Peyre Salvatgé, le dernier troubadour patriote et le clairon éclatant de cette guerre, dut faire entendre les fanfares de la victoire romane.

L'Albigisme expirant se partageait, pour revivre, en deux rameaux. L'élément biblique et républicain allait aux Vaudois ; l'élément chevaleresque et mystique allait aux Olivistes. Le Léonisme fournit un consul, et le Joachimisme un orateur, pour former les dernières et tragiques révolutions de Carcassonne.

ELIO PATRIS

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