‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 730 sur 922 · Laurière : Ord. I, p. 35i · texte numérisé non relu

Laurière : Ord. I, p. 35i

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tuner pour soutenir les droits du monarque, identiques avec ceux de la nation. Les barons du midi, mêlés aux barons du nord, votèrent avec le même enthousiasme contre Rome, première cause de leur ruine. La vieille et la nouvelle France, ennemies jusque-là, s'embrassèrent, dans leur inimitié commune contre le Saint-Siège. L'unité de la France était fondée. Les évêques seuls, corps hybride, répondirent d'une manière ambiguë : ils se déclarèrent pour le roi, mais demandèrent de se rendre au concile ; et sur le refus du prince, sollicitèrent la prorogation du concile auprès du pape. Le pontife indigné déclara le monarque et les évêques déchus, comme rebelles, lui de son trône, eux de leurs sièges. Philippe cependant avait relâché Tévêque de Pamiers. Saïsset n'était plus un adversaire digne de lui ; il lui fallait Boniface ; Tévêque se rendit à Rome. Diminutif de Boniface, il avait excommunié les habitants de Pamiers qui, dans la question du pariage, s'étaient prononcés pour le comte 'de Foix. Le roi, survenant sur ce différend, avait fait saisir les biens de l'évêque, c'est-à-dire les terres abbatiales de Saint-Antonin. Mais cette querelle se perdit bientôt dans la grande querelle de la France. Saïsset demeura dans Rome jusqu'à la mort de Boniface VIIL Philippe, que son triomphe rendait plus clément, permit à Tévêque, premier auteur de ces discordes, de revenir à Pamiers. Mais l'évêque dut acheter son retour en cédant au roi la moitié de ses droits féodaux sur Pamiers, Saint-Antonin et la plaine deBolbonne. Le bouillant vieillard, probablement calmé par l'âge et le malheur, put s'é-

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