Caaso de Peyre cardinal
moins que la mort. Celui-là est fou qui se fait mépriser, mais celui qui se fait aimer et honorer, celui-là est sage 1
Je supplie le preux comte de Toulouse, mon seiorneur, de se souvenir des fidèles et des félons. Qu'envers ses défenseurs il soit reconnaissant, et qu*il soit libéral envers ses généreux serviteurs. Car le sage dit : celui qui veut être aimé solidement, doit aussi aimer sans feinte ; et qui veut abaisser ou anéantir ses ennemis, doit choisir ses amis *.
Aces chants des troubadours, aux sons lugubres de la corne de vache, leur trompe pastorale, retentissant sinistrement de cime en cime, d'un bout à l'autre des Pyrénées, toutes les tribus romanes accourent se ranger autour de leur chef, chacune sous son pennon et son symbole. La brebis de Toulouse, le taureau de Béarn, l'aigle d'Agen, le soleil d'Albi et des Ce venues, les houlettes ibères transformées en lances, de Carcassonne, Commenges, Foix, Palhars Castelbon, sont arborés par les chefs des clans pyrénéens, ces pasteurs des combats et de la mort. Ramon VII voit accourir à ses côtés les Toulouse, les d'Alfar, les Villeneuve, les Roaïx, les Maurand, les Arnauld- Bernard, barons puissants de la cité ; puis les barons des campagnes , les seigneurs de Vertfeuil, de Lantar, de Caraman, de Marquefabe, de l' Ile-Jourdain. Avec ces chevaliers marchent, leurs égaux et même leurs supé-