‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 747 sur 922 · Doni V:ns?e't^>, A · texte numérisé non relu

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Î48 LES ALBIGEOIS ET L'hVQUISlTION

et l'asservissement même de la théocratie romaine. C'est ainsi qu'en passant à Nîmes, le pontife se détourna de nouveau, vers l'abbaye de Saint-Gilles, pour honorer cette métropole de la croisade et le tombeau de Pierre de Castelnau sur lequel avait été fustigé le vieux comte de Toulouse. Entre ces deux farouches monastères, il avait rencontré la Grasse sur les rives fécondes de TOrbieu. Son nom exprimait sa richesse, et Tabondance de toutes ces abbayes méridionales, engraissées par un siècle de confiscations, les seules qu'eût respectées le roi. Ces retraites monastiques offraient au voluptueux pontife de riches asiles, d'opulentes hôtelleries. Il s'en allait ainsi d'abbayes en abbayes, laissant à sa cour le temps de dévorer ces sangsues, ces lamproies de l'Aquitaine. Il voyageait suivi de ses fourgons chargés d'or, de cardinaux, d'éveques, de moines, d'histrions, de valets, de faucons, de chiens et de sa concubine, Brunissende de Talleyrand. Brunissende était fille du valeureux Roger- Bernard m, comte de Foix*. Celte infante de Foix et de Béarn, descendante de tant de saintes et de héros, était la courtisane d'un pape épicurien. Ce vieux pontife et cette jeune princesse ne rougissaient pas de déshonorer, lui, ses grands et terribles prédécesseurs, les héritiers de saint Pierre et de Constantin, les vicaires du Christ ou de Jupiter, les Innocent III, les Grégoire IX, les Boniface VIII; elle, ses pieuses aïeules Philippa de MontcadeetErmessindede Castelbon,etses grand'-

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