‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 768 sur 922 · Biblioth. Golbert, man'uscritsr · texte numérisé non relu

Biblioth. Golbert, man'uscritsr

t!t LES ALBIGEOIS ET L'INQUISITION

vice-gérant de rinquisition. La première année de son double office, sa rapacité et sa férocité soulevèrent contre lui la ville, l'Église, sa famille consulaire. Le consul Pierre de Castanet, à la tête des citoyens, vint l'assiéger dans son palais vainement muni de tours. Bernard, Foulques, Nicolas, terrorisent Albi, Garcassonne, Toulouse.

De Toulouse, de Garcassonne, d'Albi, un cri immense, universel, le cri des barons, des consuls, des peuples, monte douloureux et rugissant, vers le roi. L'unanime clameur incrimine surtout le frère Foulques. « Il commet des violences atroces ! Il fait souffrir d'horribles géhennes. Il torture les innocents jusqu'à ce qu'ils s'avouent coupables. Il suborne les faux témoins, salarie les délateurs contre les plus nobles citoyens ! Sire, ayez pitié de vos peuples albigeois f » Ainsi gémit, ainsi rugit la terre romane*.

• Philippe le Bel fit repartir en toute hâte vers le Midi les commissaires royaux, Jehan de Pecquigny, Vidame d'Amiens et Richard Neveu, archidiacre de Lisieux. Dès qu'ils arrivent à Toulouse, toutes les villes albigeoises, Garcassonne, Limous, Gastres, Gordoue, Albi, envoient des députations aux réformateurs. Ce sont les consuls à la tôte des notables citoyens; des femmes qui réclament leurs maris immurés ; des orphelins qui pleurent leurs pères ensevelis vivants dans ces tombeaux. Délicios conduit cette multitude d'éplorés. Il est leur conseil et leur orateur. Il a dressé la liste des griefs popu-

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