I. Pierre de Vieux-Cernay
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de Villar, du Rasez, et celui de comte de Foix, Escot de Linars, du Lauragais ^ Et chacun de ces chefs et de ces osts a ses trpubabours. Les capitouls de Toulouse, Guillem Figueyras ; le comte Ramon, Pierre Cardinal; le vicomte de Carcassonne, Ramon de Miraval ; le comte de Foix, Gui- Ihem de Tudelle, l'Homère des guerres romanes. Au plus grand des chevaliers, le plus grand des troubadours. Roger-Bernard était le vrai chef de l'expédition ; il dominait les deux jeunes comtes par l'âge, la sagesse, le génie, la renommée; ses suzerains n'étaient que ses pupilles et ses lieutenants. Il résolut de dégager ses États de Foix, et d'attaquer les Français simultanément, â l'ouest, â Hauterive, sur l'Ariége, par le comte et les consuls de Toulouse; à l'est, à Limons sur l'Aude, par le vicomte de Carcassonne ; tandis qu'au nord il s'élancerait sur Ramiers, Mirepois et Chalabre, qu'il arracherait aux croisés.
Le comte, en effet, descendu de son donjon de Foix, s'élança, comme un aigle, sur Ramiers, sur ce fameux Castellar où la croisade monastique et royale avait deux fois (121 1 et 1226) organisé la conquête ; et les moines de Saint-Antonin, qui deux fois avaient appelé l'invasion, durent sans doute, pour se dérober à leur juste châtiment, se réfugier à l'ombre des lances françaises. Maître de Ramiers, il dégagea Saverdun, et tendit la main au comte et aux coQsuls de Toulouse qui venaient assiéger Haute* rive *. C'est un bourg assis sur la droite de TAriége,