‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 774 sur 922 · MahuI, Cart, de Carcaf sonne · texte numérisé non relu

MahuI, Cart, de Carcaf sonne

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juge et de geôlier royal. Toulouse, pendant cette querelle de ses tyrans, eut six mois de repos.

Telle fut la victoire de Délicios et des patriotes albigeois, victoire incomplète aux yeux du tribun et des consuls attristés, mais immense aux veux des peuples plus confiants. Les villes reçurent en triomphe leurs orateurs revenant de Paris. Aux ovations pour leurs héros se mêlèrent les charivaris contre les inquisiteurs. Ils furent hués jusque dans les chaires de Saint-Salvi et de Saint-Martiane et de Notre-Dame du Gastel- Vieil. Bien plus, les consuls firent arracher d'une des portes de la cité, de la porte du Tarn, voisine de leur couvent, les statues de saint Dominique et de saint Pierre de Vérone. Ils les remplacèrent par les figures de Probi et de Garcia, leurs libérateurs, auxquelles ils eurent la sagesse d'associer les images du noble vidame d'Amiens et du tolérant diacre de Lisieux, symboles de la France *.

RÉACTION DES INQUISITKURS. — DÉUCIOS PRÊCHE A CARCASSONNE. — SOU- LÈVfcMENT DU PEUPLE ALBIGEOIS. — PECQCIGNY OUVRE LES PRISONS. — EXCOMMCXICATIOK DU VIDAME. —PHILIPPE LE BEL SE REND DANS LE MIDI.

Cette victoire albigeoise, incomplète de sa nature, fut rendue plus éphémère encore par la joie

1. Le peuple criait: A mort les traîtres I On enfonça les ca« chots de rinquisition. G. Gompayré, Études historiques, p. GO.

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