‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 790 sur 922 · Compaj^ré · texte numérisé non relu

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Toulouse à réorganiser la conquête du Midi. Il ne donna point comme Charlemagne un de ses fils pour prince à l'Aquitaine. Il ne supprima point rinquisition, mais il la modéra, la pondéra par le contre-poids de Tévêque, des franciscains, des sénéchaux. Il la maintint, mais en lui donnant son ancien confesseur, Guillaume de Peyre, pour prieur et pour provincial. Il ne condamna pas non plus Délicios. A frère Guillaume, inquisiteur royal, il opposait frère Bernard, agitateur monarchique. Il s'appuyait sur le joachimite et le dominicain, et attelait à son char le patriotisme et la croisade muselés. Le Capétien cherchait à se rendre populaire par la justice en compensation de la liberté. Un vieux chroniqueur assure que c'est alors que le roi dota Toulouse de son Parlement.

Il le créa sous les formes les plus démocratiques et paternelles. Il le composa d'hommes du Midi et du Nord, de conquis et de conquérants. 11 voulut que le choix royal reçût la consécration populaire. Les hérauts crièrent dans la cité : « De la part du roi, notre seigneur, que tous les hommes et femmes, de quelque qualité ou condition qu'ils soient, sachent, que s'ils connaissent l'un des membres susdits indignes de leur magistrature, parleurs délits, scandales ou incontinence, qu'ils le déclarent avant huit jours au chancelier de France, pour qu'après examen leurs noms soient effacés ou maintenus sur le tableau. » Ces formes libérales revenaient comme une ombre des anciennes libertés * .

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