‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 799 sur 922 · Du Mège : la mort du Loup, Montfort · texte numérisé non relu

Du Mège : la mort du Loup, Montfort

30i LES ALBIGEOIS ET L'INQUISITION

résolurent de s'emparer de la Cité et du sénéchal à la faveur de cette procession sacrilège. Le consul dis posa ses plus hardis compagnons, les patriotes les plus belliqueux. Ils devaient figurer à la cérémonie avec des épées enduites de cire. Le couvent des franciscains avait fait confectionner ces terribles cierges. Bernard lui-même devait conduire la funèbre confrérie armée de ces torches, au bout desquelles brûlait la vengeance. La procession s'ébranle, serpente dans la ville basse, passe le pont de l'Aude et monte en psalmodiant les degrés de la rampe occidentale de la Cité. Elle arrive au sommet, mais la porte tolosane reste close. Pourquoi ne s'ouvre-t-elle pas devant les pèlerins? Toutes les portes de Garcassonne gardèrent leur clôture et leur silence menaçant. On sut bientôt pourquoi. Renaud de Pecquigny, le fils du vidame, et le frère Durand, confesseur de la reine, écrivirent que le roi de Majorque avait tout révélé au roi de France*. Le sénéchal Jean d'Aunai se tenait sur ses gardes ; il interdit à Bernard l'entrée de Garcassonne. Délicios, payant d'audace, veut se justifier devant le roi. Des citoyens l'accompagnent à Paris : Probi Fransa et Pierre EstèSe pour Albi, JoanMarcend et Joan Servinier pour Garcassonne, Bernard Pannat pour Gordoue. Philippe le Bel refuse de les recevoir. Bernard est retenu captif au couvent desGordeliers de Paris. Patris, les autres consuls et les principaux conjurés sont incarcérés à Garcassonne (24 août), la veille de la Saint-Louis. Ce saint dut

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