‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 800 sur 922 · LIVRE QUATORZIÈME ^q · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME ^q

passer pour le sauveur des catholiques et des Français, conquérants de l'Albigeois. Le sénéchal Jean d'Aunai forma son tribunal de treize barons terriers du Garcassez, assistés des juges royaux du Minerbois et du pays de Sault ou de Gerdagne. Un seul de ces barons était roman, Amalric, vicomte de Narbonne, dont la versatile race avait abandonné de nouveau la cause méridionale». Les douze autres étaient issus des croisés et des Français. G'étaient Gilles, Guillaume et deux Pierre de Voisins, Lambert, Guillaume, Baustius, et Amalric de Thurey ou Marly-Saissac ; Ramon et Guillaume d'Aban, Guillaume de Pairi et Hugo d'Adhémar, seigneur de Lombers, et probablement ISSU de Montfort. Ces étrangers jugèrent les patriotes albigeois dans le château de Garcassonne Leur procès se prolongea tout le mois de septembre. Amalric, vicomte de Narbonne, din^ea l'interrogatoire, et les fils des croisés formaient fe tribunal. Ces barons revenaient de la campagne de Flandre. Peu s'en fallut qu'à leur retour ils ne trouvassent leurs familles expulsées de leurs châteaux et leurs domaines rendus aux seigneurs de Castres, de Saissac et de Bélissen, dépossédés depuis près d'un siècle. Ils opinèrent sous le frisson de ce danger. Les huit consuls de Garcassonne, chefs de la conjuration, et une multitude de notables citoyens furent déclarés coupables du crime de lèse-majesté. Attachés à la queue d'un cheval, ces magistrats populaires furent traînés vifs dans les rues de la ville

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