‹ Histoire del Albigeois [microfrorm]Chapitre 838 sur 922 · Doat, XXVin. Dép. de P. Gortez · texte numérisé non relu

Doat, XXVin. Dép. de P. Gortez

tant été relâchée (sans doute à, cause de la plénitude des cachots), et marquée devant et derrière de la grande croix de feutre couleur de soufre. Mais revenue dans ses montagnes, la fière crouzette^ in-, dignée, arracha la flétrissure de ses croix, traita d'hérétiques les évoques et le pape, revint à la foi maternelle du Paraclet, fréquenta les réunions nocturnes de la grotte d'Ornolac, loua et pleura comme saints et martyrs Pierre Autier, Guilhem Autier et Guilhem Balibasta. Ces derniers prédicateurs du Sabartez, dont la mort avait échappé avec tant d'autres dans le torrent de cette histoire, avaient été brûlés à Toulouse en 1310 sous le doux et joyeux pontificat de Clément V. Tornéria, leur compatriote, ressaisie comme relapse, ramenée à Carcassonne et condamnée par l'inquisiteur Jehan de Prato (Du Prat), monta sur le bûcher (1223).

Pierre Gortez, un cathare de Pen-Autier, avait déclaré dans son interrogatoire qu'Arnauld Morlana, prêtre, sénéchal du comte de Foix, s'était converti entre les mains du diacre albigeois Pages (vers 1300). L'inquisiteur cita les parents de Morlana pour qu'ils vinssent justifier leur ancêtre. Ils gardèrent le silence; les os du recteur de Pen-Autier furent brûlés; et son frère l'archidiacre de Saint- Nazaire, qui n'était pas absolument net de catharisme, trembla dans sa tombe, à l'ombre de la cathédrale de Carcassonne (1324)*. Le peuple de Toulouse protestait en élevant aux honneurs du

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