ÉPILOGUE
deDleu.Figuéras. Balaguer, Càstélar, parlent dans les tribunes de l'Espagne. En Italie, Cavour * ferme l'époque théocratique par ce mot, l'un des plus grands de ce siècle : L'Église libre dans VÉtat libre. Et le vainqueur du Vulturne, l'héroïque solitaire de Capréra, voit de son île tomber devant l'esprit, plus fort que son épée» les portes d^airain de Rome! Les pierres de Montségur sont sur la montagne, mais ses idées se sont répandues, avec ses cendres et ses étincelles, dans tout l'univers. ^
Le catharisme, comme Église de l'Esprit, revi- Vra-t-il ? Une critique audacieuse * a naguère prétendu que le catholicisme était miné dans sa base, la papauté, et que le protestantisme n'était pas moins sapé dans son fondement, la Bible. Verrions-nous se relever, rajeuni et rayonnant, le catharisme sur le principe immortel de l'Amour T A la sombre théocratie, à une théologie anarchique, verrions-nous succéder une théosophie transcen' dante et céleste? Pierre, du haut du Vatican, ne paît sur les ruines du moyen âge que les peuples défaillants du Midi. Paul voit s'accroître et se multiplier depuis trois cents ans les races saxonnes qiii se parquent sur les hauteurs septentrionales de , l'Europe et de l'Amérique, et se répandent sur les plages et les archipels des océans. Jean viendra-t-U encore de Pathmos 1 Se lèvera-t-il avec sa tiare
1. Cavour est ligurien : Cava-Ouna, la grotte de la fontaine. Garibaldi est un ligurien lombard. Gari, le Grand. Baldiy Taudacieux.