Perrin
L'abbé de Grandselve porte à Paris l'adhésion du comte de Toulouse. Pour mieux abuser ce pnnce la reine et le cardinal arrêtent une conférence à Meaux, ville du comte de Champagne, médiateur de la paix : c'était un indice d'indulgence * Augure non moins propice, l'époque en fut fixée à la fin de mars ; la paix allait regermer avec le re nouveau et s'épanouir vers Pâques, ce printemps moral du monde. Toute injustice et toute violence devaientexpirer aupieddela croixdu Christ. L'abbé de Grandselve repartit avec les lettres de convoca' ion pour es évêques et les seigneurs méridTonau, da;f ;i^^^^^^ '^ ^^-- ^^ l^.-t, enatten
sur l'^L^^^^^^ ^" ''^'"^'^^ ^'' ^^^^^^« d- Nord sur 1 a/faire d Albigeois, qui ne les regardait pas • il tint
coup sur coup deux synodes, l'un à SeL, le jou de la Nativité, et l'autre à Senlis, le jour de la Purification (^r janvier) ; ces deux syno'des furent évidemment^deux conciliabules préparatoires du concile de Meaux. A^ programme de la royauté, conditionnellement accepté par le comte de Toul louse, Il fallait ajouter le programme de l'Éc^lise • et c est ce programme qui fut secrètement éfaboré dans ces deux conventicules de Sens et de Senlis
coui nf /'/'"^"'f ^' ^' ^^'"'^'^ ^^^^^ ^n coup de foudre sur le comte qui ne pourrait que
courber la tête en silence, une fois captif entreTe
mams du roi. Il projetait encore de renouvelée
Géli.'/l9nor ^^ flagellation célèbre de Saint- ^élis (1209), que son père infortuné subit sur la